Mon témoignage sur l’école en banlieue Lire et télécharger “Blue Words” Lire et télécharger “ULLA SUNDSTRÖM” Livre hautement conseillé par le Mammouth
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Monsieur Brahim, c’est l’Arabe qui tient l’épicerie. En fait, c’est un tune, une vraie engeance de commerçants, ces gens-là. On dirait qu’ils ont ça dans le sang… Tous les matins, dimanche compris, il ouvre la supérette vers 7h et ne ferme jamais avant minuit. Il s’accorde juste une heure ou deux pour la prière du vendredi, mais c’est tout. Ouvert non-stop, Carrefour ne peut pas en dire autant ! Les trente cinq heures, Monsieur Brahim, il s’assoit dessus. On dirait même qu’il vit dans sa boutique. Il a mis un petit écran sur une étagère en face du comptoir, mais c’est pas de la télé surveillance, juste les télés tunisienne, marocaine, al-djazeera etc, qu’il capte avec sa parabole.
«Comme ça, je suis un peu au pays, qu’il dit, je me tiens au courant. »
Il trône à son comptoir. Il a l’embonpoint rassurant, le geste onctueux, poli, mais sans plus. La moustache grise, un début de calvitie. Il n’est pas trop mécontent de son sort. Il vit petitement, déjeune dans l’arrière boutique, royaume de son épouse qui s’habille en traditionnel, ne sort presque jamais et parle à peine le céfran.
- Et avec ça, Mame Rodriguez ? Continue reading Monsieur Brahim
Charlène et Trudi font du shopping alors que tout s’écroule autour d’elles…
Un jeune autiste rêve de devenir poisson…
Une jeune américaine, arrivée à Londres pour un tour d’Europe en a assez de sa vie monotone avec un médiocre scénariste de feuilletons télé…
Une mère bobo, ex-hippie, ne sait plus trop quoi faire de ses deux grands ados en rébellion…
Le fils d’une prostitué, jamais reconnu par son père biologique, a toutes les peines du monde à s’assumer…
Un journaliste croit avoir un double qui mène une existence beaucoup plus passionnante que la sienne…
« C’est pas la fin du monde » est un recueil de 12 nouvelles un peu étranges où l’on rencontre également un chat qui grandit démesurément et une femme qui se retrouve piégée chez elle alors qu’elle a été tuée dans un accident de voiture. Tel est le monde à la fois familier et cruel de Kate Atkinson. Les femmes y élèvent seules leurs enfants, les hommes sont tous veules, lâches ou inconsistants et les ados souvent détestables. Un style agréable, un certain humour grinçant, un esprit parfois poétique voire fantastique (Le Monde parle « d’héritière de Lewis Carroll »). Les personnages sont récurrents, ils apparaissent et disparaissent au fil de ces nouvelles où ne manquent ni dialogues ironiques ni énumérations à la Prévert…
3,5/5
publilcde En 2381, l’humanité croit avoir résolu le problème de la surpopulation : la Terre compte 75 milliards d’habitants vivants à 90% verticalement dans d’immenses tours d’un millier d’étages, hiérarchisés en fonction de la classe sociale des habitants. Le reste de la surface du globe est consacrée à une agriculture vivrière dont la responsabilité revient à une infime minorité de ruraux profitant d’une importante mécanisation. Ne sortant jamais de leurs tours et même de leur « quartier », les habitants des Monades vivent selon le principe du « Croissez et multipliez » et du « Jouissez sans entraves ». Dans ce meilleur des mondes possibles, le vagabondage sexuel est vivement encouragé. Aucune femme ne peut se refuser à un homme qui veut coucher avec elle. Les déviants, dissidents ou opposants à cette étrange pensée unique sont soignés de diverses manières (psychologie, religion, drogues). Les irrécupérables, les « anomos » sont supprimés…
« Les Monades urbaines » relèvent plus de l’anticipation et même du conte philosophique que de la science-fiction proprement dite. On sent l’extrapolation que l’auteur a tiré des années hippies avec leurs excès dus à la libération sexuelle, au féminisme et aux communautés libertaires. Poussés au paroxysme, ces théories et leurs applications pratiques amènent fatalement au pire des totalitarismes. Bien que présenté comme le « chef d’oeuvre » de Silverberg, le lecteur y trouvera néanmoins une certaine faiblesse dans une intrigue très descriptive et ressemblant à une suite de nouvelles et un manque de vraisemblance dans la construction de cette improbable société. Le pire n’est pas toujours certain et à trop vouloir prouver, on ne prouve rien…
3,5/5
En 1994, Nelson Mandela, le nouveau Président de l’Afrique du Sud, veut tout miser sur les « Springboks », l’équipe nationale de rugby presque totalement blanche, pour unir son pays lors de la coupe du monde. Malheureusement, ses rugbymen sont au creux de la vague. Ayant été interdits de compétition depuis des dizaines d’années pour cause d’apartheid, ils perdent tous leurs matchs et n’ont pas la plus infime chance de gagner contre les redoutables All Backs et leur leader Lomu. De plus, le rugby (qui est un « sport de voyous pratiqués par des gentlemen » contrairement au foot qui est l’inverse) n’intéresse pas les Noirs qui envisagent même de dissoudre l’équipe. Mandela ira contre la volonté populaire avec tous les risques que cela comporte.
Un très bon film de Clint Eastwood. Un de plus, mais les cinéphiles commencent à y être habitués. De très belles images, d’excellents acteurs (Morgan Freeman est parfait dans le rôle de Mandela et Matt Damon très crédible dans celui du capitaine), un scénario impeccable avec juste ce qu’il faut de sobriété, de retenue et d’émotion. « L’Eastwood touch » en quelque sorte. On sera un peu plus réservé sur le contenu politique et sur le message humaniste. Le sport comme trait d’union entre des communautés antagonistes ? Les hasards d’un succès en finale pour sceller une réconciliation difficile ? C’est magnifique, mais on en connait malheureusement les limites. On sait aussi où en est aujourd’hui le rêve de la nation arc-en-ciel, c’est à dire plutôt loin de l’angélisme et du monde des bisounours… Pour les utopistes, les fans de rugby, mais pas le meilleur opus du grand Clint.
Un tueur assassine une femme et deux de ses trois jeunes enfants un jour d’été dans la campagne paisible du Devon sans raison aucune. Seule, Joanna, la cadette, 6 ans, parvient à échapper au massacre. Trente ans plus tard, elle est devenue médecin, s’est mariée et vient d’avoir un enfant. Mais l’homme qui l’a rendue seule au monde vient de sortir de prison, ayant purgé l’intégralité de sa peine. Continue reading A quand les bonnes nouvelles (Kate Atkinson)
Florence, la compagne d’Arthur (Kad Merad), le quitte pour en épouser un autre à Miami. N’ayant rien vu venir et toujours éperdument amoureux de Florence, Arthur décide de s’inviter au mariage de son ex dans l’espoir ridicule de la récupérer. Pendant ce temps, Emilie Vergano (Mélanie Doutey) vole un tableau d’une immense valeur dans un grand musée parisien pour le compte d’un acheteur habitant également Miami. A l’aéroport, elle glisse le tableau dans les bagages d’Arthur, ce qui lui permet de passer les contrôles…
Ce film n’est pas vraiment une comédie « à la française » (on y rit un peu au début puis de moins en moins) ni un film d’aventures à proprement parler. Non, c’est un ratage, une « daube », un navet, comme malheureusement on en trouve beaucoup. Scénario mal conçu, mal écrit, invraisemblable et ne tirant pas bien parti de situations qui aurait pu être amusantes. Exemple : Deux flics bien beaufs doivent se déguiser en homos pour se fondre dans le paysage… Pourquoi pas ? Mais était-il obligatoire que l’un des deux se prenne totalement au jeu au point d’en devenir pitoyable ? Kad Merad en beauf cocu, battu et content, très bien. Il a la tête de l’emploi. Mais en séducteur d’une minette ayant la moitié de son âge, ça ne passe pas la rampe. (Ce n’est pas parce que les couples improbables Brasseur-Marceau (jouant l’amant après avoir joué le père) ou Depardieu-Defrance se sont déjà ridiculisés précédemment qu’il fallait continuer…) Des flics cons et bornés (dans le genre, Manu Payet est excellent) qui se font mener en bateau par une Lara Croft gauloise et qui se transforment en superfins limiers au point de se trouver toujours au bon endroit et au bon moment, ça devient nul. On finit par s’ennuyer ferme à regarder cette chose sensée divertir avant de se retrouver tout content de voir les lumières se rallumer enfin. Tout le talent, le charme et la fraîcheur de Mélanie Doutey ne suffisent pas à rattraper tous ces handicaps. A EVITER (Même en DVD, même en streaming, même sur Canal…)
De 1976 à 1997, Robert Baer, de la division des opérations clandestines (renseignement ou plutôt espionnage) a combattu l’islamisme sur tous les fronts : au Liban, au Soudan, en Libye, dans plusieurs états d’Asie Centrale et même en Irak. Homme de terrain n’ayant pas peur de mouiller sa chemise et de payer de sa personne, il a dû lutter contre la politique de l’autruche menée par la Maison Blanche, les hésitations et lâchetés des hommes politiques, la main-mise des technocrates, les manipulations du lobby pétrolier et surtout le règne sans partage du politiquement correct. Il a assisté impuissant à l’attentat sanglant contre l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth en 1987 et à toutes sortes d’actions meurtrières menées par les terroristes du Djihad islamique et autres groupuscules noyautés par les Iraniens et/ou par Ben Laden. Faits jamais vraiment élucidés et toujours impunis à l’heure actuelle. Continue reading La chute de la CIA (Robert Baer)
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Une bombe atomique à tendance suicidaire se met à haranguer les passants. Le démineur Birkson devra user de toutes les ressources de la psychologie pour la désamorcer. Des crimes s’accumulent dans un groupe de Barbies. Comment retrouver la coupable quand elle et ses victimes sortent toutes du même moule ? Une secte d’illuminés veut repeindre en rouge les anneaux de Saturne… Une femme raconte que les hommes n’existent pas, qu’ils ne sont que des femmes génétiquement modifiés, des mannequins vivant aux crochets des femmes. Continue reading Les mannequins (John Varley)
publilcde La planète Rêverie est vraiment un monde à part. On peut y vivre trois, quatre cent ans et plus. Les maladies ont disparu, les blessures se réparent d’elles-mêmes grâce à l’intervention de petites larves qui reconstituent les tissus. Et tous les travaux répétitifs sont exécutés par une armée de bestioles et de gadgets divers et variés. Que reste-t-il aux humains pour meubler leurs existence ? « La religion, le mysticisme », répondra la belle sainte Anne Doublenée… « Le show-biz », dira le Gamin Artificiel, sorte de néo-gladiateur dont le moindre mouvement est enregistré par une batterie de caméras qui ne le quittent jamais et font de lui une star adulée… Continue reading Le Gamin Artificiel (Bruce Sterling)
publilcde Véritable succursale de l’enfer, la planète Muspellsheim n’est formée que de magma en fusion et pourtant une importante colonie humaine a pu s’y établir sur une île artificiellement refroidie flottant sur un océan de lave. Deux gouverneurs ayant été assassinés de bien étrange manière, Jarid, enquêteur et conciliateur extraordinaire pour la Semeru, multimondiale propriétaire de la colonie, est chargé de l’enquête. Plusieurs groupuscules autonomistes, les Silicarboniques, la Griffe du Dragon et la Faction de Feu pourraient être impliqués. A moins qu’il n’y ait eu manipulation à double détente…
Ce roman de science-fiction qui relève du plus pur style « Space-Opera » nous décrit un univers complètement dantesque mais néanmoins crédible et passionnant. Genefort, qui s’est certainement beaucoup documenté sur la vulcanologie, donne une véritable caution scientifique à ce texte aussi extraordinaire soit-il. L’intrigue, un tantinet simpliste dans les débuts, est rachetée par une fin assez surprenante. Les personnages manquent un peu d’épaisseur. Mais l’ensemble donne une lecture agréable et récréative.
3,5/5
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Mes recueils de nouvelles étranges ou fantastiques UN EXTRAIT de DORIAN EVERGREEN à lire ici LA SAGA D’UN PETIT HOMME est ici
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