REVUE DE PRESSE
Le mammouth m’a tuer – Bernard Viallet
Stéphane | 12 juin 2008
On s’en doute à la lecture du titre, cet ouvrage est un écrit critique à l’égard de l’éducation nationale. Bernard Viallet est d’ailleurs absolument qualifié pour en parler puisqu’il a été instituteur pendant toute sa carrière, la terminant comme directeur d’école. Il a de plus exercé essentiellement en banlieue parisienne, ce qui en ajoute encore.
On pourrait d’ailleurs craindre qu’un tel ouvrage soit déprimant, racontant le naufrage douloureux d’un système au milieu de violences à n’en plus finir, telles celles qui défraient régulièrement la chronique.
Bien au contraire, ce récit de vie, qui rapporte toute l’existence de l’auteur au travers de l’éducation nationale, se révèle particulièrement plaisant à lire. On y voit certes, l’école péricliter. Mais on y découvre aussi des hommes et des femmes pleins de courage et de pugnacité, qui font quotidiennement tout leur possible pour apporter le maximum aux enfants qu’ils ont dans leur classe. Cela se révèle parfois très difficile, tant certains sont réfractaires à l’éducation pour de multiples raisons, quand ce ne sont pas les autorités scolaires elles-mêmes qui viennent mettre des bâtons dans les roues à leur personnel enseignant.
Dans la préface de Marc Le Bris, celui-ci compare d’ailleurs ces modernes hussards noirs de la République aux soldats de la guerre de 14 envoyés coûte que coûte à la boucherie, sans aucune chance de s’en sortir, par une élite militaire aveuglée par son idéologie défectueuse.
Heureusement, Bernard Viallet regarde la vie du bon côté. Son récit apparaît donc plein d’une grande tendresse et d’une forme humour tant certaines situations touchent à l’absurde. Pour un peu on aurait l’impression de lire un « petit Nicolas » où le héros de Goscinny, devenu grand, aurait embrassé la carrière de directeur d’école.
Je recommande donc vivement cette lecture, d’autant plus que l’auteur est un fidèle lecteur de ce site et est le rédacteur du blogue HYPERLINK “http://etpourquoidonc.hautetfort.com/” et pourquoi donc.
UNE CRITIQUE SUR ULLA SUNDSTRÖM
Ce sont sept nouvelles originales, rédigées dans une écriture de qualité, que nous offre Bernard VIALLET au travers de ce très joli recueil.
Plein d’humour, ces textes se rejoignent dans la critique de la société contemporaine en abordant notamment les thèmes de la télévision réalité, du sexe roi, de la jeunesse sans valeurs, et du droit d’auteur.
Si plusieurs de ces nouvelles possèdent un côté fantastique, copyright se situe clairement dans le style du récit d’anticipation. Le monde qui y est décrit peut ressembler à la société duale, totalitaire et mondiale qui nous menace. Ulla Sundström et Massimo Corti jouent eux sur une fibre plus érotique, toujours pleine d’humour.
Les personnages des nouvelles de Bernard Viallet sont attachants.
Après son autre ouvrage le mammouth m’a tuer, texte tendre et pourtant réaliste sur le malaise de l’éducation dans les banlieues, Bernard Viallet nous fait donc découvrir une autre partie de ses talents littéraires dans un genre certes moins sérieux, mais tout aussi plaisant à lire.
On peut commander ce livre chez HYPERLINK “http://www.thebookedition.com/bernard-viallet-ulla-sundstr%EF%BF%BDm-p-4562.html” \t “_blank” thebookedition.










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